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Dans 'L'oiseau bleu', Maurice Maeterlinck s'inscrit dans la lignée du théâtre symboliste, où le rêve et la quête de l'absolu se mêlent harmonieusement. Cette féerie en six actes explore les thèmes de la recherche du bonheur, de la vérité et de la lumière à travers l'odyssée de Tyltyl et Mytyl, deux enfants qui partent à la recherche de l'oiseau bleu, symbole de la joie pure. Maeterlinck utilise un langage poétique et métaphorique, enrichi de dialogues introspectifs, pour amener le spectateur à réfléchir sur le sens de la vie, tout en embrassant une esthétique onirique propre au début du XXe siècle. Le contexte littéraire de l'époque, marqué par le symbolisme et le rejet des conventions réalistes, trouve son reflet intense dans cette œuvre emblématique. Maurice Maeterlinck, dramaturge belge et lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, a toujours été fasciné par les mystères de l'esprit humain et la nature. Son engagement envers des idées symboliques et mystiques, influencé par sa réflexion sur la condition humaine, ainsi que son intérêt pour la psychologie des personnages, lui ont permis de créer une œuvre où la quête spirituelle transcende le simple divertissement. Son parcours littéraire et sa fascination pour les thèmes métaphysiques transparaissent dans chaque scène, rendant 'L'oiseau bleu' à la fois personnel et universel. Je recommande vivement 'L'oiseau bleu' aux amateurs de théâtre et de poésie, mais également à quiconque s'interroge sur le sens de l'existence. C'est une pièce enrichissante qui invite à la contemplation et à la découverte de soi. Son mélange d'imaginaire et de philosophie en fait une expérience théâtrale inoubliable qui ne manquera pas de toucher le cœur des lecteurs et spectateurs.
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Veröffentlichungsjahr: 2022
LA MÈRE TYL
—
M
lle
Méthivet.
TYLTYL
—
M. Delphin.
MYTYL
—
M
lle
Odette Carlia.
LA FÉE
—
M
me
Gina Barbieri.
LE PAIN
—
MM. R.L. Fugère.
LE FEU
—
Aurèle Sydney.
L'EAU
—
M
lles
Isis.
LE LAIT
—
Diris.
LE SUCRE
—
MM.Bosman.
LE CHIEN
—
Séverin-Mars.
LE CHAT
—
Stephen.
LA LUMIÈRE
—
M
me
Georgette Leblanc.
{ M
lle
s Nini Mano.
{ Henriette Maillefer.
{ Fernande Fayeret.
{ Blanche Faveret.
{ Suzanne Bailly.
LES HEURES
—
{ Raymonde Faveret.
{ Laurence Petit.
{ Jane Faveret.
{ Berthe Libovitz.
{ Antoinette Raymond.
{ Deroissy.
{ Georges.
LE PÈRE TYL
—
M. Félix Barré.
GRAND'MÈRE TYL
—
M
me
Daynes Grassot.
GRAND-PÈRE TYL
—
M. Maillard.
PIERROT
—
M
lles
Suterre.
ROBERT
—
Maria Fromet.
JEANNETTE
—
Jeanne Evrard.
MADELEINE
—
Giavelli.
PIERRETTE
—
Henriette Gallet.
PAULINE
—
Henriette Maillefer.
RIQUETTE
—
Nini Mano
LA NUIT
—
Clarel.
LE SOMMEIL
—
Louise Starck.
LA MORT
—
Rachel Horelick.
LE RHUME DE CERVEAU
—
Renée Dahon.
1er ENFANT BLEU
—
Maria Fromet.
2e
—
—
Laura Walter.
3e
—
—
Maria Dumont.
4e
—
—
Fernande Faveret.
5e
—
—
Maud Loti.
6e
—
—
Suterre.
7e
—
—
Suzanne Bailly.
8e
—
—
Giavelli.
9e
—
—
Madeleine Fromet.
LE ROI DES NEUF PLANÈTES
—
Batistina Rousseau.
11e ENFANT BLEU
—
Renée Pré.
12e
—
—
Henriette Maillefer.
13e
—
—
Béatrice Raymond.
14e
—
—
Jeanne Corrège.
L'AMOUREUX
—
Lucy Fleury.
L'AMOUREUSE
—
Blanche Borelli.
LE TEMPS
—
M. Garry.
LE PETIT FRÈRE A NAITRE
.
—
M
lle
Maria Fromet.
{ M
lles
Berthe Libovitz.
{ Fernande Faveret.
{ Suzanne Faveret.
{ Blanche Faveret.
{ Raymonde Faveret.
LES AUTRES ENFANTS BLEUS:
—
{ M
lles
Henriette Gallet.
{ Jeanne Evrard.
{ Denise Choquet.
{ Léa Dumont.
{ Marcelle Malherbe.
{ Juliette Malherbe.
{ Lucienne Chezeaux.
{ Dupechier.
{ M
lles
Deroissy.
{ George.
LES GARDIENNES
—
{ Théloz.
{ Albert.
LE CHEF DES GROS BONHEURS
.
—
M. Barré.
{ MM. Alfroy.
{ Adalbert, etc.
LES AUTRES BONHEURS
—
{ M
lle
Lucienne Chezaux.
{ Nini Mano.
{ Jeanne Corrège.
LES PETITS BONHEURS
—
{ Henriette Maillefer.
{ Fernand Faveret.
{ Blanche Faveret.
{ Louise Starck.
{ Rachel Horelick.
{ Jane Faveret.
{ Raymonde Faveret.
LES ADOLESCENTS
—
{ Maud Loti.
{ Annette Libovitz.
{ Laurence Petit.
LE CHEF DES BONHEURS
—
{ M
lles
Renée Beauval.
LE BONHEUR DE SE BIEN PORTER
—
{ Dorchèze.
— DE L'AIR PUR
—
{ Fleury.
— D'AIMER SES PARENTS
—
{ Gannoz.
— DU CIEL BLEU
—
{ Blanche Borelli.
— DE LA FORÊT
—
{ Diris.
LE BONHEUR DES HEURES DE SOLEIL
—
{ M
lles
Boissière.
—DU PRINTEMPS
—
{ Renée Dahon.
—DES COUCHERS DE SOLEIL
—
{ Soyez.
—DE VOIR SE LEVER
LES ÉTOILES
—
{ Georges.
—DE LA PLUIE
—
{ Darièze.
—DU FEU D'HIVER
—
{ Carène.
—DES PENSÉES INNOCENTES
—
{ Laura Walter.
—DE COURIR NU-PIEDS
—DANS LA ROSÉE
—
{ Antoinette Raymond.
LA JOIE D'ÊTRE JUSTE
—
{ Albert.
—D'ÊTRE BONNE
—
{ Bulaine.
—DE LA GLOIRE
—
{ Théloz.
—DE PENSER
—
{ Deroissy.
—DE COMPRENDRE
—
{ Lefebvre.
—DE VOIR CE QUI EST BEAU
—
{ Didier.
—D'AIMER
—
{ Dervil.
L'AMOUR MATERNEL
—
{ Méthivet.
{ Soyez.
LES JOIES INCONNUES
—
{ Delettraz.
{ Dessoyer, etc.
LA VOISINE BERLINGOT
—
{ M
me
Gina Barbieri.
SA PETITE FILLE
—
{ M
lle
Juliette Malherbe.
Le théâtre représente l'intérieur d'une cabane de bûcheron, simple, rustique, mais non point misérable.—Cheminée à manteau où s'assoupit un feu de bûches.—Ustensiles de cuisine, armoire, huche, horloge à poids, rouet, fontaine, etc.—Sur une table, une lampe allumée.—Au pied de l'armoire, de chaque côté de celle-ci, endormis, pelotonnés, le nez sous la queue, un Chien et une Chatte.—Entre eux deux, un grand pain de sucre blanc et bleu.—Accrochée au mur, une cage ronde renfermant une tourterelle.—Au fond, deux fenêtres dont les volets intérieurs sont fermés.—Sous l'une des fenêtres, un escabeau.—A gauche, la porte d'entrée de la maison, munie d'un gros loquet.—A droite, une autre porte.—Échelle menant à un grenier.—Également à droite, deux petits lits d'enfant, au chevet desquels, sur deux chaises, des vêtements se trouvent soigneusement pliés.
[Au lever du rideau, Tyltyl et Mytyl sont profondément endormis dans leurs petits lits. La Mère Tyl les borde une dernière fois, se penche sur eux, contemple un moment leur sommeil, et appelle de la main le père Tyl qui passe la tête dans l'entrebâillement de la porte. La Mère Tyl met un doigt sur les lèvres pour lui commander le silence, puis sort à droite sur la pointe des pieds, après avoir éteint la lampe. La scène reste obscure un instant, puis une lumière dont l'intensité augmente peu à peu filtre par les lames des volets. La lampe sur la table se rallume d'elle-même. Les deux enfants semblent s'éveiller et se mettent sur leur séant.]
TYLTYL
Mytyl?
MYTYL
Tyltyl?
TYLTYL
Tu dors?
MYTYL
Et toi?...
TYLTYL
Mais non, je dors pas puisque je te parle....
MYTYL:
C'est Noël, dis?...
TYLTYL
Pas encore; c'est demain. Mais le petit Noël n'apportera rien cette année....
MYTYL
Pourquoi?...
TYLTYL
J'ai entendu maman qui disait qu'elle n'avait pu aller à la ville pour le prévenir.... Mais il viendra l'année prochaine....
MYTYL
C'est long, l'année prochaine?...
TYLTYL
Ce n'est pas trop court.... Mais il vient cette nuit chez les enfants riches....
MYTYL
Ah?...
TYLTYL
Tiens!... Maman a oublié la lampe!... J'ai une idée?...
MYTYL
?...
TYLTYL
Nous allons nous lever....
MYTYL
C'est défendu....
TYLTYL
Puisqu'il n'y a personne.... Tu vois les volets?...
MYTYL
Oh! qu'ils sont clairs!...
TYLTYL
C'est les lumières de la fête.
MYTYL
Quelle fête?
TYLTYL
En face, chez les petits riches. C'est l'arbre de Noël. Nous allons les ouvrir....
MYTYL
Est-ce qu'on peut?
TYLTYL
Bien sûr, puisqu'on est seuls.... Tu entends la musique?... Levons-nous....
[Les deux enfants se lèvent, courent à l'une des fenêtres, montent sur l'escabeau et poussent les volets. Une vive clarté pénètre dans la pièce. Les enfants regardent avidement au dehors.]
TYLTYL
On voit tout!...
MYTYL, [qui ne trouve qu'une place précaire sur l'escabeau.]
Je vois pas....
TYLTYL
Il neige!... Voilà deux voitures à six chevaux!...
MYTYL Il en sort douze petits garçons!...
TYLTYL
T'es bête!... C'est des petites filles....
MYTYL
Ils ont des pantalons....
TYLTYL
Tu t'y connais.... Ne me pousse pas ainsi!...
MYTYL
Je t'ai pas touché.
TYLTYL, [qui occupe à lui seul tout l'escabeau.]
Tu prends toute la place....
MYTYL
Mais j'ai pas du tout de place!...
TYLTYL
Tais-toi donc, on voit l'arbre!...
MYTYL
Quel arbre?...
TYLTYL
Mais l'arbre de Noël!... Tu regardes le mur!...
MYTYL
Je regarde le mur parce qu'y a pas de place....
TYLTYL, [lui cédant une petite place avare sur l'escabeau.]
Là!... En as-tu assez?... C'est-y pas la meilleure?... Il y en a des lumières! Il y en a!...
MYTYL
Qu'est-ce qu'ils font donc ceux qui font tant de bruit?...
TYLTYL
Ils font de la musique.
MYTYL
Est-ce qu'ils sont fâchés?...
TYLTYL
Non, mais c'est fatigant.
MYTYL
Encore une voiture attelée de chevaux blancs!...
TYLTYL
Tais-toi!... Regarde donc!...
MYTYL
Qu'est-ce qui pend là, en or, après les branches?...
TYLTYL
Mais les jouets, pardi!... Des sabres, des fusils, des soldats, des canons....
MYTYL
Et des poupées, dis, est-ce qu'on en a mis?...
TYLTYL
Des poupées?... C'est trop bête; ça ne les amuse pas....
MYTYL
Et autour de la table, qu'est-ce que c'est tout ça?...
TYLTYL
C'est des gâteaux, des fruits, des tartes à la crème....
MYTYL
J'en ai mangé une fois, lorsque j'étais petite....
TYLTYL
Moi aussi; c'est meilleur que le pain, mais on en a trop peu....
MYTYL
Ils n'en ont pas trop peu.... Il y en a plein la table.... Est-ce qu'ils vont les manger?...
TYLTYL
Bien sûr; qu'en feraient-ils?...
MYTYL
Pourquoi qu'ils ne les mangent pas tout de suite?...
TYLTYL
Parce qu'ils n'ont pas faim....
MYTYL, stupéfaite.
Ils n'ont pas faim?... Pourquoi?...
TYLTYL
C'est qu'ils mangent quand ils veulent....
MYTYL, incrédule.
Tous les jours?...
TYLTYL
On le dit....
MYTYL
Est-ce qu'ils mangeront tout?... Est-ce qu'ils en donneront?...
TYLTYL
A qui?...
MYTYL
A nous....
TYLTYL
Ils ne nous connaissent pas....
MYTYL
Si on leur demandait?...
TYLTYL
Cela ne se fait pas.
MYTYL
Pourquoi?...
TYLTYL
Parce que c'est défendu.
MYTYL, battant des mains.
Oh! qu'ils sont donc jolis!...
TYLTYL, enthousiasmé.
Et ils rient et ils rient!...
MYTYL
Et les petits qui dansent!...
TYLTYL
Oui, oui, dansons aussi!...
Ils trépignent de joie sur l'escabeau.
MYTYL
Oh! que c'est amusant!...
TYLTYL
On leur donne les gâteaux!... Ils peuvent y toucher!... Ils mangent! ils mangent! ils mangent!...
MYTYL
Les plus petits aussi!... Ils en ont deux, trois, quatre!...
TYLTYL, [ivre de joie.]
Oh! c'est bon!... Que c'est bon! que c'est bon!...
MYTYL, [comptant des gâteaux imaginaires.]
Moi, j'en ai reçu douze!...
TYLTYL
Et moi quatre fois douze!... Mais je t'en donnerai....
On frappe à la porte de la cabane.