Mathématiques, physique, médecine - Guillaume Duhamel - E-Book

Mathématiques, physique, médecine E-Book

Guillaume Duhamel

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"Mathématiques, physique, médecine – Les clés de la vie" est un essai audacieux et profondément multidisciplinaire né d’une réflexion subtile et d’un parcours intellectuel singulier. L’auteur explore avec précision les arcanes des mathématiques, notamment en arithmétique, tout en s’aventurant dans les mystères de la physique, abordant des concepts fondamentaux tels que la gravité, le temps et l’univers. Parallèlement, il s’intéresse aux questions stimulantes soulevées par la médecine, offrant ainsi une réflexion vaste. À la fois pédagogique et captivant, cet ouvrage propose une approche ludique des mathématiques et invite à un véritable débat d’idées. En mettant en lumière l’importance de l’erreur comme moteur de la recherche scientifique, Guillaume Duhamel vous pousse à remettre en question vos certitudes et à envisager que certaines vérités établies pourraient, à l’avenir, être révisées à la lumière de nouvelles découvertes.

 À PROPOS DE L'AUTEUR

Guillaume Duhamel s’inspire de grands auteurs tels que Molière, La Fontaine, George Orwell et bien d’autres pour nourrir sa plume. Il célèbre le pouvoir de la lecture, qu’il considère comme une échappatoire précieuse, surtout lorsque les vacances s’effacent. Guillaume est également l’auteur de "La vie, bon gré mal gré, en degrés", "Dans le désordre ordonné et dans l’ordre désordonné" et "Gravité d’une vie attractive", publiés aux Éditions Le Lys Bleu.

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Seitenzahl: 196

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Guillaume Duhamel

Mathématiques, physique, médecine

Les clés de la vie

Essai

© Lys Bleu Éditions – Guillaume Duhamel

ISBN : 979-10-422-5237-3

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

La science comme la démocratie a besoin de conflit d’idées et de théories.

M. Edgar Morin

Préface

Il faut savoir mesurer le pour et le contre pour calculer la surface de ses actes.

Ce qui inscrit les échanges, les projets menés en parallèle, se croisant parce que tout est lié pour voir la vie sous un angle droit.

En cela, j’essaie…

Est-ce que faire une recherche sur la science fait de moi un scientifique ? Un philosophe, peut-être, car une démarche enrichissant la conscience est aussi un affermissement de l’âme.

Dès qu’il y a une recherche, nous sommes chercheurs, mais pas scientifiques pour autant, car il s’agit d’un métier pour lequel on a été formé et obtenu un diplôme authentique. Néanmoins, cela n’empêche pas d’avoir un esprit scientifique, qui est d’ailleurs le terrain prédisposé pour entreprendre des études universitaires. En revanche, pour comprendre la science en elle-même, il faut être philosophe, et on le devient surtout par l’école de la vie, qui est la formation de tout le monde !

Thèse de l’évolutionnisme dans le monde moderne

« Je suis née quelque part… » avait déclaré Maxime Le Forestier dans sa célèbre chanson, que je cite dans l’épure de cet essai sur l’évolution propre à chacun. En effet, pour le nouveau-né lui-même, cet événement est totalement arbitraire, puisqu’il ne possède pas encore la maturité intellectuelle pour le mesurer. À l’aube de la vie, nous sommes au début de toutes les divisions cellulaires (cellules musculaires, nerveuses, etc.) ; elles ont la capacité de se régénérer rapidement, si bien qu’on les emploie dans le cadre des traitements anticancéreux (les cellules souches), prélevées notamment sur le cordon ombilical. Nous sommes alors au commencement d’une histoire personnelle et professionnelle dont nous ignorons les tenants et aboutissants, un beau livre vide dont la couverture est conçue par nos géniteurs.

Nul ne sait combien de pages il contient ; cependant, le crayon nous est offert par les sphères de la société, à commencer par la cellule familiale, considérée comme unité de base, puis par l’école, structure républicaine en charge de l’éveil à la socialisation, et enfin par le groupe de référence ou milieu social qui nous entoure, conditionné par une éducation, une culture, un mode de communication spécifiques. Ce programme, soigneusement élaboré, vise à perpétuer la société elle-même et à faire prospérer le nom de sa famille ou son identité propre à travers celle-ci. Nous sommes voués à une évolution inéluctable, façonnée par les bouleversements géopolitiques et économiques, les fluctuations des marchés financiers, la rareté de l’eau et du pétrole – sources ou causes potentielles de conflits militarisés – ainsi que par la recherche scientifique et technologique (les particules nanométriques), qui ouvre la voie à un progrès technique générateur d’emplois. Que je sois née dans un pays développé ou en voie de développement, je suis née quelque part, appelée à y évoluer toute ma vie ou une partie de celle-ci.

Revenons à ce crayon qui nous est confié, notre marche semble graver les lignes d’une destinée prenant en compte notre personnalité, nos moyens matériels, intellectuels, mentaux, physiques et autres. Les prédispositions jouent alors un rôle prépondérant dans nos choix, car elles sont majeures et leur caractère inné, transmis par des facteurs héréditaires, ou bien reflets d’un trait marquant qui nous appartient à nous seuls et nous singularise seraient un atout dans l’apprentissage d’un sport en particulier (le football), d’une activité artistique (le piano) et d’un domaine purement cartésien comme les mathématiques pour les surdoués.

Cela traduit purement le concept du diamant brut qui s’amène à être poli grâce à la volonté personnelle et à ce qu’il y a de mise en place autour.

Combien de personnes s’ignorent ? Il existe une quantité infinie de possibilités, de routes à emprunter, de probabilités qui s’entrecroisent, et cette notion nominale déchiffre une grande partie du hasard, ce code qui nous échappe. La circonstance extérieure est alors examinée à la loupe sous l’angle de la rationalité : les chiffres, les nombres et leurs lois immuables nous accompagnent chaque jour (numéro de sécurité sociale, code de carte bancaire, plaque d’immatriculation de véhicule, etc.).

Dans la matrice du temps, réglée par des périodes, des limites, des barrières, des cycles érigés en unités de mesure intercalées logiquement au rythme naturel des saisons, comme la Terre tourne autour du Soleil en 365 jours (découvert par les Chinois 20 siècles av. J.-C.) et qu’elle tourne sur elle-même en 24 heures, nos organismes sont programmés depuis l’ADN, héritage des civilisations antérieures, à assurer en permanence grâce à l’homéostasie, cette régulation biologique formidable. Ainsi, l’hormone de croissance est sécrétée sept fois en 24 heures, la mélatonine est présente à un taux plus élevé dans le sang en hiver qu’en été, par conséquent, plus dans la nuit que dans le jour.

Ces rails coulissants qui maintiennent de façon optimale le fonctionnement et le rôle de notre métabolisme n’ont pas été fixés par pur hasard ; tout ce qui est programmé en nous interagit avec tout ce qui est programmé autour de nous. La nature est notre mère nourricière et malgré la loi impitoyable et hiérarchique de la chaîne alimentaire, les espèces n’ayant pas suivi une évolution distincte, nous sommes en symbiose.

L’histoire de l’espèce humaine, qui, dans sa période préhistorique, a migré sous des latitudes plus tempérées, sortie du berceau qu’est le continent africain, a évolué au gré des exodes causés par les changements climatiques, désertification puis glaciation… La confrontation à une nature hostile l’a obligé à découvrir la technique et à la maîtriser (la technique de la chasse, de la pêche, l’utilisation du feu, la construction des habitations, la navigation…).

Tous les gestes requis, empreints d’une précision d’orfèvre, ont eu pour optique d’améliorer le confort dans la vie quotidienne. L’instinct de survie, inné, stimulé par les changements multiples et les dangers, a favorisé l’émergence d’une intelligence au-dessus de la moyenne à l’échelle de la préhistoire chez certaines peuplades, entraînant ainsi le changement de statut de chasseur-cueilleur à cultivateur-éleveur, symbolisé par la physiologie, la posture qui passa de quadrupède à bipède, et un mode d’alimentation beaucoup plus diversifié. Cet effet de nivellement par le haut de la civilisation entraîna la chute et l’extinction des espèces n’ayant pas été touchées par le souffle du progrès naissant, puisque la révolution impose un monopole pour ceux qui en sont les auteurs.

Au-delà de ce que l’on appelle le progrès technique, qui en ces temps révolus représentait l’équivalent des nouveaux modèles de tablettes numériques et de téléphones androïdes d’aujourd’hui, je voudrais en cela énumérer la découverte du lin pour la confection de tissu en 4000 av. J.-C., du cuivre, de la métallurgie en 3200 av. J.-C. Il y avait le socle de base de toutes ces sociétés qui, bien avant l’apparition et la mise en œuvre du système de démocratie à Athènes au 5ᵉ siècle av. J.-C., décrétaient un mode de gouvernance axé sur un monopole législatif, centralisé sur un seul homme, le roi, nommé naturellement en vertu de son héritage familial, d’une lignée qui le prédestinait, la dynastie, ou assimilé à une divinité dont le peuple vouait un culte passionné, comme envoûté. Malgré la monarchie, l’organisation des sociétés fut insufflée par des lois, des codes, reflets d’un cadre social, économique et religieux, en vertu du mode de croyance, de l’étalon des échanges mis en place. Tel le Code d’Hammourabi, érigé 18 siècles avant Jésus-Christ, avec les plus vieux textes gravés en pictogrammes sur des tablettes d’argile dans l’ancienne Babylone (l’actuel Irak), la civilisation assyrienne fut à son apogée.

À ce propos, la naissance de l’écriture en Mésopotamie, dans le Croissant fertile 3000 ans av. J.-C., permit le développement du commerce dans ces régions, grâce à la possibilité de mettre en place une traçabilité dans la comptabilité, « les contrats ».

L’évolution a eu besoin de la curiosité comme terreau de base, mais surtout d’une prise de conscience qui, jusque dans les arcanes du pouvoir, devait se faire sentir. En cela, la Renaissance fut une période remarquable de l’histoire, un temps où les influences artistiques et scientifiques prenaient naissance en Italie, où sa richesse économique lui confortait une place prépondérante sur les marchés. « La domination » de l’Italie en termes d’inventions et d’innovations se traduisait bien entendu par les fresques portraitistes de Fra Giovanni (Le martyr de saint Com et Damien), la Mona Lisa « la Joconde » et la Cène de Léonard de Vinci, génie des mathématiques et de la technique, puisqu’il fut aussi l’inventeur du système d’écluse dans nos rivières, du périscope, du principe de la chambre noire, précurseur de l’appareil photo et de bien d’autres découvertes qui aujourd’hui sont encore appliquées. Torricelli fut l’inventeur du baromètre, Galilée, à Florence, perfectionnait la lunette astronomique pour la braquer en direction de la Lune et prouva, à l’instar de Copernic, la véracité de la conception héliocentrique du système solaire (la Terre n’en est plus le centre) ; sa théorie se heurta à la vision théologique de l’ordre établi, et il fut condamné.

C’est vraiment à partir du 17ᵉ siècle que l’univers, alors vu sous l’angle scientifique, dévoilera ses secrets un peu plus au fur et à mesure des avancées dans le domaine de l’observation et des calculs. L’Église, qui à terme, reconnaîtra son erreur dans l’élaboration de certaines thèses, dont celle du géocentrisme, qui nous est pourtant venue des érudits grecs, Aristote et Ptolémée. L’évolution a plusieurs points de départ si l’on prend en compte la moisson de théories à ce sujet. À titre d’exemple, pour les créationnistes, la naissance de l’histoire de l’homme a pour seule raison la création divine, la volonté divine comme source de la construction du monde en 6 jours, cette représentation de la Terre primitive comme étant le jardin d’Éden, idyllique contexte de l’habitat d’Adam et Ève, rapporté par la Genèse, premier chapitre du livre de la Bible, le Pentateuque.

L’évolution ainsi représente un grand mot, au regard de ces 2 millions d’années d’existence attribuées à l’espèce humaine, qui, somme toute, a emboîté le pas d’autres espèces qui le précédaient, depuis le Cambrien et ses tout premiers habitants marins (le trilobite, l’anomalocaris, le premier carnivore donc prédateur, le picaya, les premiers arthropodes constitués d’un exosquelette ou d’une carapace de protection). Ces organismes pluricellulaires complexes, issus de l’oxygénation de l’eau, de la photosynthèse du plancton végétal accroché entre eux en amas, fournissant les nutriments nécessaires au développement de la vie, la prolifération bactérienne, du phytoplancton… la naissance de la faune et de la flore qui, au rythme des bouleversements géologiques, sismiques et climatiques, poursuivait son chemin inlassablement sans la conscience de savoir vers quelle destination elle se dirigeait. De la mer à la terre, le poisson est devenu amphibien, puis reptile, définissant la symétrie initiale tête, tronc et membres de chaque côté. Nous possédons également, en tant qu’êtres vivants, l’héritage des caractéristiques propres au cerveau reptilien, puisqu’il a la capacité, à travers ses automatismes chimiques et mécaniques, de réguler les fonctions vitales de l’organisme (sommeil, éveil, satiété, soif…). Le cerveau s’est constitué d’une structure membranaire supplémentaire propre aux mammifères dont les fonctions motrices proposaient déjà une gamme de mouvements plus étoffés selon l’espèce et son mode alimentaire. Le cerveau mammalien, dont le rôle est plus affectif, s’appuie sur la reconnaissance de l’appartenance à un groupe, à une famille. L’instinct maternel y est plus développé, des règles sont préétablies dans un embryon de vie en société, une version bêta de l’homme.

Enfin, l’aboutissement de 500 millions d’années d’une intelligence qu’est la vie voit la formation du néocortex, sans doute peu après l’adoption de la posture bipède et tout le changement physiologique qu’il a orchestré. Il décrit un corps calleux enveloppant le cerveau reptilien et mammalien, qui se courbe et se rétracte dans le siège occipital. Il présente des circonvolutions, se divise en deux hémisphères séparés par un axe médian servant de surface d’échanges entre les forêts de neurones.

L’évolution a besoin de temps et de conditions favorables pour voir se métamorphoser les roches, sous l’érosion du vent et de la pluie, la peau, au gré des expositions à la luminosité, soumis aussi au vieillissement, aux divisions successives des cellules, les cellules arrivant au terme des cycles de leur vie ne sont pas toutes remplacées par de nouvelles, leur production, leur naissance par érythropoïèse, est lui aussi un processus vieillissant ; il en résulte une perte de collagène, de fibroblastes, de l’élasticité…

Elle amène vers un plus ou un moins, mais est toujours concrète et nul ne peut l’empêcher, car elle possède son propre destin, le destin d’une intelligence qui nous dépasse, et même si nous tentons de déjouer le cours de son plan comme les progrès de la médecine dans le cadre de l’allongement de la vie, nous ne parvenons qu’au résultat de l’avancée de l’échéance. La mort est une loi de la vie ; elle a permis à la vie de prospérer, par le renouvellement naturel des espèces. Quant à la naissance, la transmission générationnelle issue de deux familles différentes via deux candidats initiaux, le père et la mère porteurs de 23 paires de chromosomes selon le caryotype, a permis à la génétique de se diversifier davantage au fil des années et de se complexifier. Nous portons les caractéristiques de la génération de nos aînés, comme de générations bien antérieures. Ces premières briques déterminent ainsi ce que je résumais précédemment, l’inné qui, selon sa prise en considération et en fonction de son exploitation, déterminera une bonne partie de ce que sera l’évolution d’un individu. Isaac Newton (1642-1727) mit en œuvre les lois immuables et universelles de la force, la chute des corps, telles que la pomme sous l’égide de l’attraction gravitationnelle, l’aimantation naturelle exercée par le noyau terrestre constitué de fer et de nickel. Ces deux inventeurs de renom nous ont légué leur postulat, ces références en guise d’introduction de mon essai sur cette thèse qui concerne la théorie développée à partir de ces deux objets quelconques que représentent la fronde et l’arbalète.

Ils ont une maniabilité et une finalité communes : le principe de catapulter un objet sur une longue trajectoire selon un mode de fonctionnement précis, mais rudimentaire. Il n’y a pas de moteur qui comprimerait l’air, dont la pression résultante contenue dans les cylindres, mélangée avec le carburant, finirait par faire augmenter la température – tellement celle-ci est forte, créant ainsi ce qu’on appelle une source de chaleur (l’étincelle) comme dans les moteurs diesel, ce qui propulse un véhicule, un hélicoptère, etc. Dans ce cadre défini, le principe n’est donc pas chimique, mais mécanique puisque, dans cette situation, c’est le porteur lui-même qui exerce la force. Elle est actionnée de l’extérieur, nous-mêmes, pourvus de muscles vascularisés dans lesquels les échanges gazeux se déroulent (oxygène brûlé durant l’effort, converti en CO2), ainsi que l’assimilation des nutriments fournissant de l’énergie, comme les protéines et le glucose. Ces tissus parcourus de nerfs lors de contractions, volontaires ou pas, obéissent à la commande nerveuse périphérique responsable du système locomoteur. L’accélération de ce métabolisme durant l’effort entraîne une création de cette énergie et sa consommation, précédant une élimination des déchets toxiques (transpiration, urine, etc.) appelée catabolisme. Grâce à cela, je peux soulever des haltères, courir, escalader… Lors du maniement d’une fronde, ma main tient cette poche de cuir dont le caillou est prisonnier. Cette force initiale, insufflée par mon bras, va me permettre, au moyen d’une flexion et d’une rétropulsion de celui-ci, de tirer l’élastique vers l’arrière, ce qui va le tendre. Cela étant, sa densité de matière déterminera jusqu’à quelle limite son étirement pourra s’effectuer. La force déforme une matière (l’élastique) sur un référentiel statique. La force peut être mécanique, cinétique, physique, chimique, nucléaire ou de gravité, etc. Mon bras se détend, et là tout le mécanisme s’inverse, tel un lien de cause à effet, une transmission qui se fait par courroie ; l’élastique se relâche, je lâche prise sur le cuir qui, du coup, libère le caillou. Tout cela en quelques secondes, la force emmagasinée durant l’effort va le projeter aussi loin que l’en a décidé cette force. Selon son niveau, donc, elle va créer un mouvement, celui d’un objet qui, comme tout sur Terre, est soumis à son propre poids, à l’attraction gravitationnelle, si je l’avais laissé tomber à la verticale. Mon action va le faire atterrir plus loin, et son mouvement décrira un tracé linéaire ou une courbe selon la position initiale de mes bras. La force que j’ai exercée aura donc pris l’ascendant sur la gravité, laissant son influence pendant un temps donné avant que le projectile ne retombe. Cette force initiale aura eu aussi pour résultat d’avoir créé une vitesse, puisqu’un transfert de celle-ci s’opère sur cet objet qui, du coup, est libéré de tout, soumis à sa propre énergie. Il sera cependant confronté à la masse volumique de l’air, qui lui fera effet d’une contre-force, d’une résistance, ce qui, peu à peu, lui fera perdre de la vitesse et, surtout, l’attraction gravitationnelle reprendra ses droits.

Cet événement étant ponctuel, puisque la force insufflée l’est aussi… donc pendant un temps donné, la vitesse décrira une variabilité, selon la distance entre un point A et un point B, et selon le type de trajectoire : en courbe, plus la distance sera longue, plus la vitesse diminuera selon les facteurs cités ci-dessus. Enfin, la forme de l’objet mis en mouvement détient là aussi son paramètre capital, selon le type de matière qu’il représente, sa densité, sa masse donc, et sa forme qui elle-même peut constituer une résistance à la vitesse, à l’énergie ainsi créée par rapport à l’air. Pour cela, dans le même procédé, dans le cadre d’un registre distinct, on n’a qu’à utiliser l’arbalète : la force engrangée par sa manipulation sera plus grande du fait de la conception en elle-même de cette arme que les Anglais affectionnaient jadis lors de la guerre de Cent Ans. Sa forme particulière va ainsi permettre de mettre en place un couloir par lequel la flèche partira ; il s’agit là surtout de son aspect, taillé en pointe, épuré, conçu pour fendre l’air. Il est le modèle de ce que l’on appelle l’aérodynamisme, terme employé régulièrement dans le jargon de l’automobile dans le cadre du calcul du coefficient de pénétration dans l’air d’un véhicule, dont le rapport poids/puissance l’optimise.

Autre force à comprendre, à en saisir l’existence, puisque présente à l’origine de la matière, pouvant donc être un acteur de sa formation : la gravitation. Dans l’espace intersidéral, intergalactique, des objets, structures complexes de conglomérats de poussières minérales, roche, glace, se forment dans un savant assemblage avec le temps sous l’égide de la gravitation, de l’augmentation de la température, de la pression. La contraction des matières au sein même des nébuleuses de gaz est un modèle de création initiale des corps célestes, planètes, étoiles.

La fécondation et la gestation s’effectuent dans une soupe moléculaire, atomique ; les origines de la vie organique, telles que les protéines ou acides aminés, s’y trouvent déjà. On y recèle également la composante particulaire de la densité des masses de tous les corps, les atomes.

Les quatre forces initiales, élémentaires (électromagnétique, gravitation, nucléaire faible et forte) à la création se retrouvent dans la carte d’identité de tout ce qui existe depuis le Big Bang. Elles se sont individualisées, mais interagissent par réaction physique et chimique afin de combiner les éléments entre eux en équilibrant l’équation de chaque côté. Par exemple, un transfert d’ions de chaque atome est l’absorption d’une quantité d’énergie qui, de part et d’autre, voue une assimilation qui s’apparente à une affinité, la loi de l’osmose pourrait-on dire. Cela transformera la matière à vue d’œil, au cours de la synthèse. On prouve ainsi pourquoi le chlore et le sodium forment le chlorure de sodium, un atome d’hydrogène et 2 atomes d’oxygène forment la molécule d’eau, comme des Legos qui peuvent s’emboîter, l’élément qui conditionne le développement de la vie. L’attraction des particules, comme aimantées, tel le pôle nord et le pôle sud magnétique, la force qui rapproche les éléments entre eux pour constituer brique par brique la construction biochimique.

Selon la théorie de George Gamow et de Georges Henri Lemaître, l’univers est en expansion continue depuis sa création. Quand on se rend compte de la taille de celui-ci, 100 000 ans après, équivalente à une bille, aujourd’hui, seul le nombre pi pourrait permettre de mesurer son étendue. La célérité ou vitesse de la lumière (300 000 km/s) permettrait d’aller loin, tout en remontant le temps ; ainsi la vitesse provoque une dilatation du temps, une seconde de temps demande naturellement une vitesse telle que 300 000 km/s pour parcourir une distance entre un point A et un point B de 1 à 300 000 km. Quant aux puissances de 10, il s’agit d’un outil de calcul de l’infiniment grand qui en mesure les distances en simplifiant l’écriture.

La force régit donc, en tant que phénomène de répulsion, l’univers en général ; les galaxies pourraient ainsi, au fil des milliards d’années, s’étirer un peu plus, se déchirer. L’univers est infini, mais n’a de fin que son extinction programmée. La deuxième force, la gravitation, permet de maintenir l’ossature des galaxies ; les planètes s’attirant entre elles, restent proches par rapport au référentiel qu’est le Soleil, et s’influencent les unes par rapport aux autres dans le domaine du climat, de la dynamique des fluides (ex : les marées)… Le magnétisme existe aussi sur Terre, désigné par une catégorie de métal spécifique formée et fruit des ères volcaniques, tels que le basalte ; il en a résulté la découverte très tôt de pierre d’oxyde de fer. Dans l’Antiquité grecque, Aristote signala cette possibilité. Il y a deux familles bien distinctes : les aimants permanents et les électroaimants, aux propriétés conductrices d’électricité, qui signent leur présence dans la fabrication à grande échelle des machines électroniques. Par ailleurs, deux aimants (des dipôles) s’attirant entre eux créent dans l’espace ce qu’on appelle le champ magnétique : le pôle nord de l’un rencontre le pôle sud de l’autre ; selon la distance qui les oppose, l’intensité de ce champ exprimera une variation. Il s’agit bien d’une force mesurable, quantifiable, qui agit sur les charges électriques en mouvement ; ce raisonnement s’applique ainsi à l’échelle de la planète.

L’induction confirme le rapport magnétisme/électricité lorsqu’une bobine de cuivre amplifie l’énergie électrique stockée sous forme chimique dans la batterie d’un véhicule (12 volts) et les électrodes des bougies pour aboutir à plus de 20 000 volts lors du déclenchement de l’étincelle qui enflammera le mélange air/carburant des cylindres dans le système d’allumage. Pour revenir aux champs magnétiques, domaine exploré et expérimenté par le savant Nikola Tesla, il agit comme un couvercle protecteur des objets célestes qui, s’ils s’approchent trop près des couches de l’atmosphère, sont renvoyés, déviés de leur trajectoire. Rappelons en cela que la magnétosphère se situe à 1000 km d’altitude ; par ailleurs, l’atmosphère est constituée de cinq couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’ionosphère.

Essai sur la thérapeutique les limites morales et physiques des traitements