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"Terre à-mère" est bien plus qu’un simple recueil ; c’est un appel vibrant, un cri d’espoir, une étreinte envers la nature qui résonne au plus profond de chacun. Ce livre explore les contours des relations entre l’Homme et l’environnement. Il vous invite à un voyage aussi bien physique qu’intérieur, une expérience qui laisse une empreinte indélébile sur l’âme de ceux qui s’y plongent.
À PROPOS DE L'AUTRICE
Sandrine Escriva est férue de peinture, de photographie et surtout d’écriture, cette dernière s’est imposée à elle de manière impétueuse. Depuis lors, elle navigue entre différentes formes d’art et rédige des recueils et des œuvres romanesques teintées de culture nordique.
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Seitenzahl: 32
Veröffentlichungsjahr: 2024
Sandrine Escriva
Terre à-mère
Recueil
© Lys Bleu Éditions – Sandrine Escriva
ISBN : 979-10-422-2661-9
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122 – 5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122 – 4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335 – 2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas.
Victor Hugo
Professeur de français depuis plus de vingt ans, j’ai toujours utilisé la poésie pour libérer mes émotions, mes rires, mes douleurs et mes dénonciations. Aujourd’hui, il ne semble pas exister d’autre combat plus important que celui de la préservation de notre refuge, notre planète. Aussi, ce recueil « vert » dénonce, crie, espère, embrasse la nature dans tout ce qu’elle peut susciter en nous ; il part du cosmos, à notre planète, l’évocation des quatre éléments, notre environnement quotidien jusqu’à la notion de voyage, extérieur et intérieur.
Ce combat concerne tout le monde et il n’est peut-être pas encore perdu.
Monde obscur et lointain
Éclairé d’astres pâles,
Trou noir et vide astral
Orchestrent nos demains.
Silence et sombre froid,
Des dieux, sont le berceau
D’où part chaque sursaut
Qui résonne vers moi.
Cosmos inaccessible
Que je chante les yeux clos,
Mains vers le ciel, écho
D’une poussière risible.
La terre est tant salie,
Les cieux sont la réponse,
Peut-être la récompense
Des conscients des folies.
Scepticisme et espoir
En moi vibrent et respirent,
Je prie pour que transpire
La bienveillance des rois.
Un nouveau cycle j’espère,
Une seconde chance,
Nouveau monde qui s’élance,
Nouvelle ère d’hommes lumière.
Il doit exister un monde loin des cris immondes
Où une main tendue serait plus efficace
Que tous les murs et les enceintes du monde,
Que tous les ordres hurlés, toutes les menaces.
Il doit exister un monde où l’on n’a pas froid,
Un monde doux éloigné de toute brûlure,
Aux champs généreux, aux luisantes eaux de soie.
Pillage humain, mais compassion de la nature.
Il doit exister un monde sans bombes ni armes,
Où pour chaque homme tombé, un arbre planté,
Où pour chaque coup de fusil, chaque larme,
Un sourire, une fleur seraient la panacée.
Il doit exister un monde où la gentillesse
Serait une force face à tout cri de haine,
Où l’empathie remplacerait la rudesse
Et la lumière éclairerait nos cavernes.
Ce monde, est-il imminent ou passé lointain ?
Est-il ici, à portée de main ou bien loin ?
Il ne peut être chimère, car il est besoin,
Ni utopique, car l’espoir n’est pas éteint.
La Terre s’ébroue, secoue parasites accrochés,
Constructions tentaculaires et frontières précaires.
Furieuse, elle rêve de sa parfaite nudité ;
Luxuriantes forêts, mers d’azur et de pierres.
La Terre gronde et fulmine, crachant cendres et feux,
Vomissant bile rouge et colère équitable.
Indigestion de nos abus, renvois affreux
De nos yeux malades et nos mains coupables.
La Terre chauffe et fume puis elle monte en tension,
Protégeant son cœur d’or et d’argent, elle nous vise
Et nous lance de sa gueule de dragon en fusion
Des souffles toxiques et des flammes rédemptrices.
La Terre a honte de nous, pauvres hères indignes,
Elle choisit tempête et déluge pour nettoyer,